Claude BIDAL

Du 6 Juillet au 1 Août

Exposition

Dans cette exposition, l’artiste nous propose de nous promener dans l’univers de particules qui interagissent, qui échangent qui se trouvent à la fois ici et là. Les plans se chevauchent, se croisent et se troublent. Les points de vue deviennent multiples, tout comme nos particules qui s’étirent dans l’espace et le temps.

La topologie l’inspire beaucoup. C’est une discipline mathématique qui offre de grandes possibilités à l’imagination et permet de créer des univers étonnants. Elle imagine notamment ce que serait un monde en 2 dimensions « Flatland », ce que serait la vie d’un habitant de cet espace. D’autres fois une planète à deux dimensions, des projections sur une forme torique ou hyperbolique. Ces propositions vertigineuses nous aident à approcher les notions de fini et d’infini. Yona Friedman a beaucoup travaillé avec la topologie. Ces théories, bien que fascinantes, ont tendance à « chambouler notre esprit » mais vues par le biais de la peinture, elles deviennent esthétiques, ludiques, poétiques.

L’espace et le temps, une question de point de vue ? “Un télescope est une formidable machine à regarder le passé” disent les astrophysiciens. Lorsque nous admirons le spectacle d’un coucher de soleil, il a en fait disparu depuis huit minutes. L’image est la lumière qui parvient à nos yeux. La galaxie Andromède la plus proche de nous apparaît telle qu’elle était il y a 2,5 milliards d’années tout comme la plus lointaine observable il y a 14 milliards d’années. On peut ainsi voir plusieurs temporalités simultanément. Comme nous, l’apparente immobilité des montagnes cache en réalité un tour de la planète en 24H. La terre, qui elle-même tourne autour du soleil, s’inscrit à son tour dans une galaxie en mouvement dans un univers en exposition.

Entrée libre du lundi au vendredi de 8h30 à 12h et de 13h30 à 17h30

samedi et dimanche de 14h à 18h en présence de l’artiste